Rencontre Mouride

rencontre mouride

Vidéo Sénégal. Grand Magal: le pays entier se tourne vers Touba Dans une interview accordée au journal LObs, le Professeur Moussa Seydi a émis un avis qui tranche avec linterprétation de létude publiée par lOrganisation mondiale de la Santé Oms sur la contagiosité des cas symptomatique de.. rencontre mouride Les auteurs nous ont indiqué que Cheikh Bethio Thioune fut dabord très réticent à se laisser filmer. Il fallut plusieurs heures pour le convaincre. Prudence de sa part ou souci de se faire désirer et attendre, ajouterons-nous. Difficile de le dire. Il y eut ensuite plusieurs tournages dans la même journée, avec des variations de lumière. Ainsi, en fin de journée, il ny avait pas assez déclairage. Il fallut, nous ont-ils dit, improviser et filmer au milieu de nulle part paysage de brousse en arrière-fond. Le fauteuil sur lequel trône le cheikh résultait lui aussi dune telle improvisation. Il fut choisi sur le tas par le cinéaste qui cherchait une solution pour positionner le cheikh devant lui. Les vues furent donc prises au milieu de ces différentes contraintes. Ahmed Guéritli, le cinéaste, aime dire quil filme comme regarde un enfant, cest-à-dire avec curiosité, mais sans intention préconçue. Le cheikh neut donc pas un traitement spécial, mais il fut mis en scène dans ce contexte de retard, de hâte et dimprovisation qui est dailleurs le lot des cinéastes en bien dautres occasions. Les réalisateurs se défendent eux-mêmes de toute volonté de prise de position sur les personnages filmés, qui serait, de leur point de vue, tout à fait contre-productive. Mais linconscient peut-il aussi jouer son rôle? certains sont toujours dans de modestes situations. La garantie dune ascension pour pouvoir pratiquer librement sa foi. Il ne doit pas rester Articles De la baraka aux affaires : ethos économico-religieux et transnationalité chez les migrants sénégalais mourides Ahmadou Khadim Sylla, La doctrine du Cheikh Ahmadou Bamba. Origines et enseignements, Éditions LHarmattan, 2015. Religieuse, morale du taalibé. Tout au long de cette éducation Lex-ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra est pressenti pour remplacer lémissaire de lONU en Libye, Ghassan Salamé, démissionnaire, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques européennes et africaines. Wolof et celle de communauté dans laquelle le travail sinsère, Au cours de cette journée, les fidèles mourides récitent des khassaïdes, poèmes écrits par le fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba 1853-1927, dit Serigne Touba. Au Sénégal, décès du septième calife général de la confrérie mouride Jean-François HAVARD, Le phénomène Cheikh Bethio Thioune et le djihad migratoire des étudiants sénégalais Thiantakones, in BAYART J-F, ADELKHAH F, Migrations et anthropologie du voyage, Paris, AFD, 2007. rencontre mouride ok diewrigne mé sache k tou bon musulman é un croyan du profète PSL mé serigne touba é un envoyé de Dieu é il a fait kelk chose k personne ne pe ignoré yalla nagnou yalla tass si barkém abaissés et que les quotas étaient supprimés, sauf sur Cet article a été publié dans le journal Ferloo, édition du 1 er juillet 2017 Travaille comme si tu ne devais jamais mourir, et prie comme si tu devais mourir demain, telle est la devise de Cheikh Ahmadou Bamba qui a vécu 75 ans dont 33 ans en privation de liberté. Le colonisateur français croyait, par ses vexations, lanéantir, mais lhumiliation peut être une source de résistance et daffirmation de soi. Le règne de larbitraire, quand il touche aux choses de lesprit, na fait que renforcer la détermination des populations qui ont pris conscience de leur honneur bafoué. En effet, en raison de ses hautes qualités morales, sa grande probité, sa rigueur, son goût du travail bien fait, Cheikh Ahmadou Bamba a triomphé face aux adversités. Par sa vie exemplaire et par son œuvre écrite édifiante, Cheikh Ahmadou Bamba nous a démontré deux choses dune importance vitale pour notre temps : 1 Que le mode de vie du Prophète Mohammed, sa sounna, nest pas caduque, contrairement à ce que laissent entendre les réformateurs de lIslam, qui font déteindre les valeurs-somme toute décadentes-de lOccident matérialiste, sur cette religion. 2 Que la non-violence nest pas incompatible avec lIslam, mais quelle en constitue lessence première ainsi que son expression la plus parfaite, à lopposé des fanatismes qui tendent à réduire toute religion à un simple outil temporel, voir uniquement politique écrit El Hadji Alioune MBACKE. Bien avant que le Mahatma GANDHI 1869-1944, voir mon post nait théorisé et pratiqué la non-violence, et contrairement à El Hadji Omar TALL 1797-1864 et à Maba Diakhou BA, partisans de la guerre sainte, Cheikh Ahmadou Bamba, en humaniste émancipateur, a refusé tout recours à la violence. Même si le Mahdi descend sur terre, je ne laiderai pas. Je ne tuerai ni scorpion, ni serpent ni âme qui vit. Avec la route que jai prise si je prends des armes ma mission sera perdue dit Cheikh Ahmadou Bamba. En effet, comme El Hadji Malick SY 1855-1922, le guide spirituel des Mourides fait appel au Jihad du cœur. Ainsi, Bamba inaugure, avant lheure, une forme de désobéissance civile, à la Mahatma GANDHI 1869-1944. Les chefs de canton se plaignirent de nêtre plus obéis, ni écoutés par les Mourides, et une partie de la population refusa de payer limpôt. Le groupement dans une seule main de plusieurs milliers dhommes entièrement soumis à leur Cheikh local et au Serigne suprême, et qui, sur un mot dordre de ce chef, pourraient troubler très gravement la tranquillité publique, aboutirait à lanarchie publique estime le colonisateur. Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE a su déterminer une nouvelle vision aux yeux de ses contemporains en formulant dune façon très claire des idées novatrices capables de faire bouger le peuple. Pour Bamba, le temporel ne saurait ruiner le spirituel, et donc le pouvoir colonial qui recherche lévangélisation des Sénégalais, finira par être vaincu. Le Mouridisme, contrairement à ce que le colonisateur nest pas une secte, mais une école de spiritualité par laquelle Bamba revendique le droit de pratiquer sa religion et de le faire avec toute la richesse de la culture africaine. Considéré comme un Saint par ses talibés, et dune grande sobriété, pour Bamba Dieu doit être la seule préoccupation. Aussi, la grande dévotion et le fanatisme des Mourides à légard de leur guide spirituel est légendaire : Il sentoure dun rigoureux protocole. Il fait réciter journellement plusieurs fois le Coran et de nombreuses formalités précèdent les prières : cest le seul moment où Amadou soit visible. Les audiences privées constituent les rares faveurs, et quand, par hasard, il parle, cest toujours an nom dAllah. Il donne sa bénédiction en crachant sur la tête et les mains de ses adorateurs prosternés. Leau de ses ablutions est précieusement recueillie, et le sable qui en absorbe les éclaboussures sert damulettes revendues par les talibés, écrit le 27 septembre 1907, ladministrateur de Louga. Le Mouride signifie laspirant le postulant en somme le Talibé qui désire être uni à Dieu. Par extension, les Mourides sont les adeptes de la confrérie de Cheikh Ahmadou Bamba. Le Mouridisme cest lensemble des doctrines religieuses, des prescriptions morales et des pratiques culturelles de cette confrérie. On appelle Cheikh Bamba soit Serigne Touba le Marabout de Touba soit Khadimoul Rassoul lEnvoyé du Prophète. Par conséquent, le Mouridisme repose tout entier sur la personne dAhmadou Bamba, par sa sainteté, par sa science et ses valeurs morales, continue de drainer des foules à Touba. Dès le début, le colonisateur sest méfié du Mouridisme quil a persisté à qualifier de secte. Nous ne devons négliger aucune occasion de combattre un prosélytisme ardent, hostile à notre influence, et en général, à la domination européenne écrit le gouverneur de lA.O.F. Dans son rapport de 1911. En définitive, un personnage historique, comme Bamba, peut exprimer, sans sen rendre compte, les conditions sociales et les besoins de son époque. Le message délivré par Bamba répond à une crise morale de la société sénégalaise en vue de mobiliser son génie créateur. Cest en cela que la posture de Bamba est révolutionnaire, subversive, il venait de proposer à son pays un facteur de résistance et de cohésion sociale face à un colonialisme qui détruit les structures traditionnelles et les royautés. I Cheikh Ahmadou Bamba, un nationaliste irréductible A Cheikh Ahmadou Bamba est un nationaliste Cheikh Ahmadou Bamba est un nationaliste, son opposition politique à la domination coloniale prit alors une coloration religieuse. Le captif de Dieu et ne reconnaissait dautre maître que lui et ne rendait hommage quà lui seul écrit Bamba. En effet si toute obéissance va à Dieu, et ne peut aller quà lui, car lui seul a droit de commandement sur terre, Bamba en conclut quil nest dautre autorité que celle de Dieu. Et sil faut obéir à ceux qui détiennent le commandement on doit toujours ajouter que cest à condition que lordre soit en parfaite conformité avec la loi coranique. Dès lors comment obéir à des autorités coloniales dont la légitimité ne repose que sur la force brutale alors que fondamentalement lislam rejette ce qui sappuie sur le despotisme. Tous ceux qui étaient en quête dabsolu ou refusaient de saccommoder de la situation coloniale choisirent Bamba comme maître spirituel. On y trouvait des marabouts, danciens guerriers Tieddo en chômage du fait de la conquête, des chefs destitués, des esclaves en rupture de ban, des anciens cadres de la société traditionnelle, bref la plupart des individus que lordre colonial avait plongés dans une profonde détresse. La présence de ces mécontents dans le mouvement donna à la confrérie mouride laspect dun abri où se réfugièrent tous les ennemis de ladministration coloniale. Cest eux, anciens cadres de la société traditionnelle, qui infléchirent le mouvement dans cette direction au point de rendre possible léquation selon laquelle lappartenance à la confrérie impliquait lhostilité à la France. Cheikh Ahmadou Bamba est un soufi qui appelait à la rénovation des valeurs morales, seule susceptible de régénérer la société sénégalaise. La vie terrestre est illusoire, ce serait de la folie que dy accrocher. Je nai jamais de toute ma vie accompli un acte dont mon discipline puisse avoir honte, aussi naimerais-je pas que mes disciples se comportent dune façon qui me fasse honte dit-il Evitez lautosatisfaction et la vanité, ajoute Bamba. Cheikh Ahmadou Bamba est un Saint reconnu de tous avec une dimension mystique amplifiée par la tradition orale. Ahmadou Bamba ayant posé les bases, ses disciples immédiats, les Cheikhs consacrés par lui, les ont développés avec lardeur et lextravagance des néophytes ; la mentalité noire a fait le reste écrit dédaigneusement Paul MARTY administrateur colonial, 1882-1938. Certaines sources orales particulièrement enthousiastes manquent de distance critique. Ainsi, on attribue à Cheikh Ahmadou Bamba de nombreux miracles. On dit que lors de ses exils, Amadou Bamba pria sur les eaux alors que les colons voulaient lempêcher de sexécuter sur le navire qui le menait au Gabon ; il réussit également à endormir un lion, que les colons avaient envoyé dans sa cellule à Saint-Louis, en lui récitant des prières. Le témoignage dun militaire français est cependant troublant : Au cours dune nouvelle visite à Cheikh Bamba, il me fut donné loccasion déprouver la valeur de son gris-gris. A mon retour au poste militaire, je fus accueilli par une vive fusillade de deux goumiers révoltés. Bien que les énergumènes maient envoyé une centaine de balles à 30 mètres de distance, pas une ne nous toucha écrit Eugène DEVAUX dans les Annales Coloniales du 20 octobre 1927. Il est difficile dignorer totalement la tradition orale, mais celle-ci est faite souvent dexagération et de fanatisme, de nature à faire douter de sa fiabilité. En conséquence, je privilégierai donc les écrits de Cheikh Ahmadou Bamba qui, en homme humble, a refusé toute forme didolâtrie de sa personne. B Cheikh Ahmadou Bamba est un Peul de culture Ouolof De son patronyme BA, comme les Peulhs Dényankobé, les ascendants de Cheikh Ahmadou Bamba sont des Foutankais, même sil est lui-même de culture Ouolof. La tradition conserve le souvenir dune lointaine ascendance : à la quatrième génération, laïeul portait le nom dhonneur de BA qui dénote des origines de Peuls noirs. Bien entendu ce fut un Toucouleur Wolofisé, fixé, marié, naturalisé en pays Ouolof dit Vincent MONTEIL. Le quatrième ascendant dAhmadou Bamba était un Toucouleur et originaire du Fouta. Cest lui le premier vient sétablir en pays Ouolof, sy maria avec une femme du pays et adopta les mœurs et usages du pays écrit Paul MARTY, un administrateur colonial contemporain de Cheikh Ahmadou Bamba. Sa mère, Mariame Diarra Bousso LY 1833-1866 est une peule originaire de Golléré, dans le département de Podor. Elle est décédée à Porokane, dans le Nioro du Rip, dans la région de Kaolack, dans le fief de Maba Diakhou BA. Dune piété incommensurable, les Mourides lui vouent un grand culte : Celui qui, ayant acquis le savoir, ne semploie pas à conformer ses comportements et conduites à ses connaissances, est comparable à un âne qui ploie sous le faix dun lourd chargement de livres savants et qui, bien entendu, ne saurait profiter de tant de sciences écrit Bamba. Aussi, un pèlerinage annuel des Mourides est dédié à Diarra Bousso LY. Ce sont des marabouts Toucouleurs, issus de la famille de sa mère, qui ont donné une éducation religieuse à Cheikh Ahmadou : Mohamadou Bousso et Samba KA. Cheikh Bamba a eu également une grande proximité avec Cheikh Sidya, un marabout mauritanien. Le patronyme MBacké est, en fait, tiré du nom village fondé par ses ancêtres dans le Baol en 1802, dans une parcelle de terre donnée à Maharam, par le 2 ème Damel du Cayor, Amary NGoné Sobel FALL. Le grand-père de Cheikh Ahmadou Bamba, Balla MBacké, fonda à la fin du XVIIIème siècle le village de MBacké. Cest là que naquit son fils, Momar Anta Saly qui fit ses études avec un grand marabout nommé Ahmadou Bamba. Cest pour cela que Momar donna le nom dAhmadou Bamba, à son deuxième fils né vers 1852, qui deviendra le guide des Mourides. Par conséquent, Bamba est né sous Auguste Léopold PROTET, gouverneur du Sénégal de 1850 à 1854. Au cours des invasions de Maba Diakhou BA 1809-1867, un disciple de El Hadji Omar TALL, la région du Baol fut dévastée, le grand-père, Balla MBacké fut tué et son père Momar Anta Saly fut déporté au Saloum, à Prokhane. Momar Anta Saly, pour assurer sa survie, donne des enseignements coraniques et devient le percepteur des enfants de Maba Diakhou BA et assure les fonctions de Cadi. Cest là que le jeune Ahmadou Bamba fit la connaissance du Damel du Cayor, Lat-Dior, qui maria sa sœur Thioro DIOP à Momar Anta Saly. Dans son Jihad, Maba Diakhou avait accueilli Lat-Dior DIOP, la converti à lIslam en 1864, et a refusé de le remettre aux autorités coloniales. Mais avec la duplicité du Bour du Sine, Coumba NDoffène DIOUF, Maba Diakkou fut tué à Somb, le 18 juillet 1867. Nayant plus de protecteur, Lat-Dior avec sa soumission au colonisateur fut réintégré comme Damel du Cayor en 1871 et la famille de Cheikh Ahmadou le suivi. Le père Bamba devait mourir dans le Cayor en 1882, à MBacké Cayor. Bamba refusa le poste de Cadi cest-à-dire chef du service judiciaire du Cayor en disant : jai honte que les anges me voient porter mes pas auprès dun roi autre quAllah. Cette conduite irréprochable vis-à-vis des détenteurs du pouvoir temporel lui attira laffection de beaucoup déléments de la population. Samba Laobé FALL et Lat-Dior DIOP seront vaincus définitivement par le colonisateur en octobre 1886 et le Cayor démembré ; ce qui oblige Ahmadou Bamba à revenir sinstaller à MBacké dans le Baol, un village fondé par son grand-père. Ahmadou Bamba va lui-même ériger un nouveau village du nom de Touba. Mais à cette époque, le Baol est une province livrée à lanarchie et au désordre. Les chefs du parti Thiéddo furent mis à mort et Tanor GAYE, un ami et protecteur de Cheikh Ahmadou Bamba, devient le Tègne du Baol de 1890 à 1895. Bamba crée alors sa voie du Mouridisme Quiconque maccompagne pour la seule et simple raison de sinstruire, peut désormais chercher ailleurs, mais quiconque partage mon ambition et ma volonté peut me suivre dans la nouvelle Voie que jai tracée. En 1886, Cheikh Bamba fait une déclaration de fondation du Mouridisme Jai reçu de mon Seigneur lordre de mener les Hommes vers Dieu. Ceux qui veulent prendre cette voie nont quà me suivre. Quant aux autres qui ne désirent que linstruction, le pays dispose assez de lettrés. Allez auprès de qui vous voulez. Ll veut réhabiliter les valeurs culturelles de base de lIslam : Je nai point fondé une confrérie, jai plutôt trouvé la voie quavait scrupuleusement suivie le Prophète, je lai défrichée plus proprement je lai rénovée dans toute son originalité dit Bamba. La seule chose qui soit à la portée de lhomme nest pas de devenir un avec Dieu, mais seulement de se sentir un avec son Seigneur. La société occidentale a tué Dieu et lhomme est devenu son propre Dieu. Cest pendant cette période faste et à partir de 1888, que les disciples affluent autour de Cheikh Ahmadou Bamba, et cela commence à inquiéter le colonisateur français. Il sinstalle dans la brousse du bas-Ferloo entre le Djolof, le Cayor et le Baol. Les chefferies traditionnelles alliées au colonisateur y virent une menace pour leur autorité et leur pouvoir. Clément THOMAS, gouverneur de 1888 à 1890, hésite entre lhostilité et la fermeté. Le gouverneur demande à Bamba de renvoyer chez eux ses talibés et lui offre des livres de Coran. Si certains Mourides sous la direction dIbra SARR, appellent à la guerre sainte, Cheikh Ahmadou Bamba écrit au gouverneur en juillet 1889, pour lui dire quil navait besoin de rien en ce bas monde futile et périssable. De 1891 à 1895, le Baol jouit dune tranquillité absolue. C Cheikh Ahmadou Bamba a organisé une résistance passive En 1895, avec la mort du Tègne du Baol, Tanor DIENG, la dislocation de cette province désormais sous administration directe du colonisateur, Alboury NDIAYE, le Bourba du Djolof étant malade, faible et déconsidéré, Cheikh Ahmadou Bamba fonda un nouveau village, dans le canton de Bakkal, dans le Djolof, avec 500 de ses talibés quil appela Touba Djolof. Aussitôt, ses anciens amis, les soldats de Lat-Dior et du Bourba Alboury, les déserteurs, les chefs révoqués, les Peulhs fanatisés affluent auprès de Bamba. En mai 1895, Samba Laobé FALL, le Damel du Cayor, déclare sa conversion au mouridisme. Les populations rechignent à payer limpôt au colonisateur français. Cheikh Ahmadou Bamba est arrêté le 10 août 1895. Condamné à linternement politique par décision du 5 septembre 1895, Cheikh Ahmadou Bamba fut déporté de 1895 à 1902, forêt inhospitalière de Mayumba, au Gabon. Si lon na pas pu relever contre Amadou Bamba aucun fait de prédication de guerre sainte bien évident, son attitude, ses agissements, surtout ceux de ses principaux élèves sont de tous points suspects dit le Conseil privé qui après avoir entendu la lecture des rapports de Messieurs Merlin et Leclerc et fait comparaitre Ahmadou Bamba a été davis, à lunanimité, quil y avait lieu de linterner au Gabon, jusquà ce que lagitation causée par ses enseignements soit oubliée au Sénégal, séance du 5 septembre 1895. Le Directeur des Affaires politiques considère que lambition dAmadou Bamba était de devenir, par personne interposée, le véritable chef du Baol, puis du Djolof. Ahmadou Bamba nous a échappés en 1892 en protestant de ses bonnes intentions mais en réalité comme tous les chefs musulmans cest un djihadiste et cette fois-ci il ne faut pas quil nous échappe, il faut quon sempare de lui et quon règle son problème définitivement dit LECLERC. Lors de ce procès, Cheikh Ahmadou Bamba fit une prière de deux rakkas dans le bureau du Gouverneur avant dadresser la parole au Conseil pour lui signifier sa ferme intention de ne se soumettre quà Dieu. Par cette prière symbolique et cette prise de position téméraire devant le colonisateur, Cheikh Ahmadou Bamba venait de commencer sa résistance passive. Mouride comme exemple ou valeur fondamentale de la société 9Certains intellectuels sénégalais ont aujourdhui une autre interprétation. Elle consiste à dire que cette doctrine a été mise en place par le Cheikh pour aider le peuple sénégalais à retrouver son indépendance et sa liberté : Cétait un hadîth du prophète qui a été repris par Cheikh Ahmadou Bamba pour montrer que le travail cétait de retrouver une société que le colonialiste avait assisté, des gens qui avaient baissé les bras, tout le génie créateur du peuple qui avait été tué en soi, il savait quil ne pourrait pas former de bons mourides tant quils nétaient pas libérés de cette dépendance, cette culture économique est faite pour donner le goût de linitiative, le goût dentreprendre, être maître de sa destinée. Le commerçant mouride ne pouvait survivre dans cette masse. Donc la notion de travail salvateur est une source dindépendance financière, matérielle, idéologique mais qui néquivaut pas à la prière, le travail et la pratique religieuse. À cette époque, dominée par lanimisme, lintercession par le travail était une stratégie qui pouvait réussir à convertir de nombreux fidèles. De chacun. Et comme un médecin, il va soigner, en Mame est devenue mouride, elle cotise au dahira des femmes, se rend parfois aux grands événements, mais en temps normal elle pratique chez elle et se rend à Touba dès que ses affaires son commerce la conduisent au Sénégal. Chez elle, comme dans son ancienne boutique, elle a disposé au mur des portraits de Sérigne Touba et des différents khalifes. Elle enseigne Sérigne Touba à ses enfants, comme elle le précise et les enfants se sentent mourides. Cest un miracle qui la conduit au mouridisme et cela correspond à sa manière de vivre sa religion, Mame la vit plus individuellement par des demandes personnelles ou en famille, mais se déplace également dans les grandes cérémonies organisées à Marseille, comme pour le grand magal ou pour la venue annuelle de Sérigne Mourtada Mbacké, un des deux derniers fils vivant de Sérigne Touba et donc abondamment porteur de baraka. Recevez qratuitement tous les matins une sélection des article de Fratmat.info Lémission islamique du dimanche matin, tout en sadressant à un public essentiellement musulman et en reflétant les grands moments de lannée liturgique, veille à donner à cette tribune publique, qui attire aussi des non musulmans, une dimension culturelle particulière, en organisant des débats autour de thèmes importants de la pensée islamique et en invitant des universitaires et différents spécialistes. 1890-1895 saffiche comme un très proche de Cheikh Ahmadou Bamba. Touba ne Au départ, la communauté mouride ne se réunissait pas pour célébrer le, mais chacun le faisait chez lui en immolant un mouton pour certains, en préparant des repas spéciaux, etc.. rencontre mouride promeut lutilisation de stupéfiants et de substances psychotropes, contient des informations sur leur production et leur utilisation;.